13 signes que vous avez décidé d’échouer dans vos projets

Alors que vous ne le savez peut-être même pas vous-même…

Consciemment ou inconsciemment, certaines attitudes vous enferment dans une spirale de défaite. Comment aboutir un projet quand vous envoyez ce signal clair autour de vous : “Je ne veux surtout pas faire évoluer ma situation actuelle” ?

Une position à première vue peu enviable, mais tellement confortable quand on creuse un peu.

C’est vrai, quoi, après tout : ça vous permet de ne prendre aucune responsabilité, de rejeter vos problèmes sur le monde extérieur, de vous raconter une jolie histoire de génie incompris, et j’en passe…

Ces avantages cachés expliquent pourquoi on connait tous quelqu’un qui s’acharne à perfectionner les comportements suivants (mon score représente le degré auquel j’ai moi-même pu céder à ces défauts dans mes mauvaises périodes) :

  • La procrastination : la reine du bal. Personne n’y échappe, à moins de réellement se faire violence ou d’être de la caste des surhommes (on en connait tous un ou deux). Ce don inné pour avoir énormément envie de faire autre chose que LA chose importante qu’on doit faire à l’instant T. Celui qui a décidé de ne jamais réussir est ceinture noire de procrastination : il a TOUJOURS une bonne raison de ne pas accomplir le travail important qui ferait vraiment avancer son projet. Dans le domaine créatif c’est pire : il faut aller puiser la matière première dans sa sensibilité, et si on ne le fait pas, personne ne viendra nous engueuler. C’est un double obstacle fatidique. Mon meilleur score : 9/10
  • C’est la faute des autres : c’est toujours un élément extérieur qui l’empêche d’être reconnu : le monde est injuste, les gens sont médiocres, tout marche par copinage… Le temps qu’il passe à se plaindre des autres pourrait lui permettre d’écrire un livre par an, au moins. Mon meilleur score : 4/10
  • “Mouais, bof, c’est pas ouf” : non seulement il a un avis sur tout ce que les autres produisent dans son propre domaine d'(e non-)activité, mais en plus cet avis est destiné la plupart du temps à diminuer la qualité du travail de ses concurrents. Faites disque d’or, il vous rappellera que maintenant le disque d’or ce n’est “que” 50 000 ventes. Mon meilleur score : 7/10
  • Le boulimique : il a vu toutes les séries Netflix, son compte Xbox Live est connu dans le milieu des gamers, il clique sur tous les liens dans la colonne latérale du Gorafi, il est abonné à des chaines youtube qui pondent 10 vidéos douteuses par jour, il connait tous les sites complotistes et réagit à la moindre news en se lançant à la conquête des commentaires facebook d’une connaissance… Mais c’est pour l’inspiration, t’inquiètes ! Mon meilleur score : 5/10
  • Une oreille et deux bouches : quand il s’agit de raconter ses malheurs ou ses projets qui vont tout déchirer bientôt, tout va bien. Dès qu’il faut écouter ce que quelqu’un a à dire ou s’intéresser au travail des autres (à leur vie, n’en parlons pas !), il décroche en quelques secondes. Mon meilleur score : 3/10
  • Le défaitiste : son kit de samples vocaux : “Ca ne marchera jamais”, “c’est une idée trop ambitieuse”, “c’est pas le bon moment”, “personne ne l’a jamais fait”, “tout le monde le fait déjà”, “il sera jamais d’accord”… Mon meilleur score : 0/10
  • L’hypocondriaque : après avoir crié sur tous les toits à quel point son prochain projet allait changer le jeu à jamais, il a une série de problèmes de santé dont il ne peut pas parler, ou un truc de famille mystérieux qui jaillit du néant, et du coup il reporte (et espère qu’on oubliera lentement de le relancer) ou annule sa participation. Deux jours après, tu le croises en pleine forme dans un autre contexte. Bon, si il est acteur, simuler aussi bien peut être un atout, c’est vrai. Mon meilleur score : 3/10
  • Grandmaster glandouille : si gérer ses forces et prendre des bons bains de glande de temps à autre pour recharger les batteries est essentiel, lui peut passer des jours entiers à se détendre en rêvant aux grandes choses qu’il pense faire un jour. Quel jour, on sait pas trop… Jeudi 32 ? Mon meilleur score : 6/10
  • Coïtus interruptus : il était le plus chaud de la bande à la réunion de mise au point du plan pour conquérir le monde ? Vous avez dû avoir une hallucination collective. Car une fois qu’il faut participer et mettre les mains dans le cambouis, ça se complique. Déterminé à suivre ses rêves ? Plutôt à les garder intacts : juste des rêves. Mon meilleur score : 6/10
  • Le pantouflard : il est partant pour entreprendre des projets ambitieux uniquement si il n’y a aucun risque pour lui. Autant dire qu’il n’est jamais partant. La peur de perdre le peu qu’il a le paralyse. Il ne veut pas s’exposer au ridicule, au jugement des autres, à l’erreur. Mon meilleur score : 4/10
  • “Ca n’en valait pas la peine” : après coup, quand il a esquivé l’obstacle et qu’on lui demande où est passé son grand projet, il répond “bof, j’men foutais un peu en fait, pas besoin de ça” et passe à un autre sujet : “Hey sinon c’est des oufs t’as vu ? Ils vont faire une série sur l’avocat de Breaking Bad !” Mon meilleur score : 8/10
  • Le lâcheur d’affaire : quel que soit le projet qu’il voulait réaliser, il finit toujours par décider que c’était trop dur, trop risqué, trop de boulot pour pas grand chose. Par contre le nouveau truc qu’il a en tête, ça oui : ça vaut le coup et ça va déchirer ! Un peu mal à l’aise, on a du mal à partager son enthousiasme. Mon meilleur score : 8/10
  • Le justificateur : il lui manque toujours quelque chose pour avancer dès maintenant : une nouvelle machine, regarder un tutoriel de plus, que quelqu’un lui donne une info ou l’aide… Mon meilleur score : 8/10

Je ne vais pas mentir : j’ai eu la plupart de ces attitudes à un moment ou un autre. Je n’ai logiquement jamais rien vraiment réussi non plus, du coup. ; )

Celui qui les cumule à haute dose ne concrétise jamais rien de significatif. Quelqu’un de très fiable en définitive : quoiqu’il arrive, on peut être certain que son projet n’aboutira pas.

La vrai raison derrière tout ça ? La peur.

De l’échec, de la réussite, du ridicule, de l’effort, de la page blanche, de l’inconnu, d’être sur le devant de la scène…

Celui qui donne le pouvoir à la peur reste coincé dans son trou. Il doit trouver une histoire pour se rassurer. Alors il utilise ces attitudes pour créer l’histoire qui le dédouanera de sa mission. Il se voile la face comme il peut.

Celui qui apprend à danser avec ses peurs s’ouvre l’horizon des possibles. C’est le coeur du sujet de ce blog. 

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